Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 14:08

Université Jean Moulin III LYON - 4 FEVRIER 2015

Esclavage humain, esclavage animal, la société esclavagiste

https://www.youtube.com/watch?v=lFQ5_VYQYUo

"Les animaux sont aujourd'hui les premières victimes d'une société que je n'hésiterai pas une seconde à appeler "société esclavagiste. Comment les faire sortir de cet esclavage ?" P.L.

Livre Olivier GRENOUILLEAU "qu'est-ce que l'esclavage." Il définit ce qu'est une société esclavagiste :

"Une société est esclavagiste du moment où l'esclavage est véritablement institutionnalisé dans le droit, les moeurs, les coutumes, la culture, etc. Donc ou il peut être critiqué mais non vraiment remis en cause, ou il génère et reflète une idéologie discriminante vis à vis de l'autre devenu esclave. Une société est esclavagiste du moment où l'utilité de l'esclavage quelle qu'elle soit est perçue comme clairement nécessaire.

Une société est esclavagiste du moment où du fait de ces 2 caractères l'esclavage est à même de se diffuser largement dans les structures sociales, les activités et chez un nombre important de maôtress, y compris d'autres esclaves.

3. D'une certaine manière à partir du moment où l'esclavage est véritablement enraciné dans une société donnée, cette institution tend en partie à définir la manière dont ses membres définissent leur propre identité collective."

Patrick LLORED

3 points fondamentaux de l'esclavage animal :

Premier point

Comment ne pas reconnaître que l'esclavage animal est profondément institutionnalisé et profondément inscrit au coeur de toutes les institutions qui constituent notre société ? Comment ne pas reconnaitre que ce qui s'appelle le droit au sens des institutions qui contribuent au fonctionnement de la Justice tend à reproduire ce système esclavagiste envers les animaux ?

Même chose pour les moeurs, au sens des croyances et représentations que nous, humains, avons à l'égard des animaux, à savoir la croyance selon laquelle ce sont des biens que nous avons le droit de nous attribuer sous différents usages pour notre seul intérêt.

Peter SINGER, dans son livre « LIBERATION ANIMALE », 1975, dénonce le SPECISME, idéologie qui discrimine violemment les animaux.

Deuxième point : Notre société considère les animaux comme des biens utiles dont les humains ne peuvent pas se passer : les animaux seraient au sens fort des biens indispensables.

Troisième point :

Est-ce que, au fond, on ne pourrait pas avancer l’idée ou la thèse au cœur de mon propos selon laquelle l’une des règles de fonctionnement de notre société consiste sans le savoir et en permanence à diffuser en profondeur et en masse dans toutes les structures sociales, politiques et économiques l’esclavage animal que l’on ne voit plus parce qu’il se confond avec le fonctionnement normal de ces institutions ? Ce qui revient à dire aussi que cet esclavage animal est peut-être l’une des plus importantes institutions de notre société et qu’il contribue en profondeur à définir l’identité profonde de ces mêmes institutions qui, au fond, passent leur temps à se définir par rapport à cet esclavage institutionnalisé. Dit autrement, notre identité collective d’humains n’a peut-être pas d’autre définition qu’en relation avec cette référence à l’esclavage animal.

Il faut absolument inverser le raisonnement et se convaincre de deux choses complémentaires et inséparables :

Il ne peut pas y avoir d’abolition de la violence envers les animaux par le simple fait de leur accorder des droits moraux. Mais bien plutôt c’est par l’abolition de cette violence et de leur exploitation que des droits politiques d’un genre nouveau pourront nous permettre de véritablement vivre et cohabiter avec eux. Dit encore plus simplement l’idée d’accorder des droits aux animaux à l’intérieur du système esclavagiste actuel n’a absolument aucun sens et risque même d’éloigner ce que je n’hésiterai pas à appeler la libération politique des animaux.

Patrick LLORED

Lyon Jean MOULIN III, 4 Février 2015

https://www.youtube.com/watch?v=lFQ5_VYQYUo

Partager cet article

Repost 0
Published by Unanima

Présentation

  • : Unanimus, une Âme, un Choeur pour les Animaux
  • Unanimus, une Âme, un Choeur pour les Animaux
  • : Contre l'invasion des monstres à face humaine. Violence = enfant en danger.
  • Contact

Profil

  • Unanima
  • Nada ! rien de particulier... 
 juste raz le bol des atrocités et de la lâcheté ! Basta !
 L'indifférence s'appelle complicité.
  • Nada ! rien de particulier... juste raz le bol des atrocités et de la lâcheté ! Basta ! L'indifférence s'appelle complicité.

Recherche Mot/thème