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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 08:36

MICHEL TARRIER...  UNE REFLEXION AU VITRIOL DE LA REALITE ECOLOGIQUE...
"Vous êtes prisonniers d'un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre." Daniel QUINN

 Reçu de Michel hier 19 Août :

Notre Terre-mère, la planète-patrie, est cyniquement assiégée par un productivisme forcené qui la ronge sans répit ni remord, au grand dam du devenir et des générations futures.

Si notre malveillance (spécisme, racisme, sexisme...) ne datent pas d'hier, les prémices de l'effondrement de notre civilisation ont été déclenchés tout récemment, suite à l'industrialisation puis aux bonds technologiques des années 1950.L'agriculture dopée par la révolution verte (engrais, biocides) devint si productive qu'elle généra la surpopulation humaine, cadeau empoisonné pour la Terre et les autres espèces.La dévastation du milieu allait alors devenir incommensurable. 

Jamais, jamais depuis la nuit des temps, plus grand crime contre l’humanité ne fut commis au nez et à la barbe des gens.

 

Négationnistes des dégâts et du réchauffement (*), agresseurs de la biosphère, dilapidateurs des plus précieuses ressources, bétonneurs, pesticidaires et économistes boursouflés, proxénètes avides de la Nature, bourreaux des animaux et des plantes : Vous êtes foutus ! Et nous avec.

 

L’écologisme politique ou son mal entendu néologique qu’est l’écologie à toutes les sauces du non-savoir, qui s’annonçait pourtant comme un contre-feux pour limiter les dégâts du néolibéralisme, apparaît de plus en plus mal fréquenté et pollué par des affairistes et des opportunistes sans vergogne.Le jeu s’en trouve ainsi biaisé, la cause siphonnée, les discours discrédités, les efforts de lutte désamorcés par des courants malfaisants, c’est pour le moins navrant.1972 : La gueule ouverte ; 2008 : le bec cloué.L'écologisme est détroussé, ce n’est plus un combat, seulement un constat.

Machiavels de tous les Grenelle pour la galerie : Vous êtes foutus ! Et nous avec.

 

L’écocracie parasitée n’étant plus qu’une fourberie du capitalisme écophage, cela autorise certains à la dénigrer et à la préjuger comme une arnaque, une entourloupe de plus dans le monde qu’on sait.Lorsque la société de la frime, des effets d'annonce, des logorrhées trompeuses et des mots trahis, disserte sur la biodiversité et la sauvegarde de la planète, les lucides, les inquiets et les victimes, roulés dans la farine, n’ont plus rien à espérer de concret.

Le vers capitaliste est dans le fruit bio, le tour est joué.

 

Qui sont-ils, pour qui se prennent-ils, disposent-ils d’une seconde planète pour se permettre de prendre par-dessus la jambe un enjeu aussi essentiel, de se jouer d’une cause aussi cruciale ?N’entendent-ils pas le discours en boucle sur le réchauffement climatique et toutes ses conséquences, telle la montée du niveau des mers ?

Sont-ils tous sourds, kamikazes, immunisés ou économistes ?

 

Ils savent pourtant que :- nous avons déconstruit à tout jamais la plupart des écosystèmes terrestres et marins ;- nous avons déboisé 40 % de nos forêts ;- nous sommes entrés dans la sixième phase d’extinction massive d’espèces (la première qui soit l’œuvre d’un Homo bien peu sapiens) ;- les abeilles nous quittent sans retour ;- la mort biologique du sol induit notre propre mort ;- fruits et légumes, farcis de résidus chimiques, sont devenus abjectes ;- l’érosion et la désertification sont galopantes ;- notre soi-disant progrès a pour signature récurrente la pollution généralisée ;- dans les métropoles l’air est irrespirable ;- les marées noires, vertes et de toutes les couleurs sont les fleurons pestilentiels de notre développement ;- les ressources qui nous étaient comptées se tarissent çà et là ;- ce qui est pris n’est plus à prendre ;- l’eau commence à manquer un peu partout ;- fondent les glaciers, les calottes polaires, le pergélisol ;- nous avons affaissé toutes les nappes phréatiques et asséchés bien des grands lacs ;- le compte à rebours des énergies fossiles est largement entamé ;- nous avons massacré, esclavagé ou ridiculisé les peuples premiers qui vivaient en phase avec la Nature ;- les derniers peuples naturels paient injustement la facture polluante de nos excès ;- des hordes de réfugiés de l’environnement ne savent plus où vivre et en exil, lorsqu’ils viennent réclamer leur dû, ils sont reçus à coups de mitraillette ;- nous vivons une crispation écologique et existentielle réellement fondée ;- l’erreur monothéiste et sa myopie anthropocentriste qui ont majoritairement guidé ce monde l’ont irrémédiablement réduit à néant ;

- c’en est bel et bien fini des lendemains qui chantent, même si les plus chanceux ou privilégiés bénéficient encore de beaux restes et de quelques plages privées (et démoustiquées !).

 

Alors, qui sont-ils ces imposteurs malins, auteurs de l’insupportable label d’un illusoire développement durable, flagrante contradiction des genres quand on sait que le système en vigueur détruit tout sur son passage ?

 

Alors, qui sont-ils ces acteurs d’une mascarade élyséenne, savamment dosée d’éco-marie-chantalisme et d’éco-beaufitude, duo ministériel vaudevillesque à se taper le cul par terre ?

 

Alors, qui sont-ils ces marchands de cigales, de vahinés et d’herbes de Provence, ces affairistes voyagistes manipulateurs d’une nouvelle peste ravageuse, plus dévastatrice parce qu’en profondeur et habilement étiquetée écotourisme ?

 

Alors, qui sont-ils tous ces joueurs de pipeaux, ces charmeurs d’inquiétudes, ces experts en berceuses aux fausses notes d’éco-bonne conscience ? 

Et ce fleurissement soudain d’ONG vertueuses qui n’en perdent pas une miette, n’est-il pas suspicieux ce débordement de bonne volonté âpre au gain ?

 

Le penthotal de l’éco-espérance de quelques bouffons verts et héliportés, l’éco-l’oréalisme au nom évocateur d’une ville de bout du monde, les éco-shampoings aux parfums des îles et aux extraits de bio-quelque chose, l’éco-tartuferie aux gestes désuets qui prétendent sauver en douceur une planète déjà exsangue, ces cons de people reliftés au chevet des peuples premiers folklorisés, tout cela fait beaucoup plus de mal qu’on ne l’imagine et ne sert en rien un combat déjà désespéré.

 

Nous regrettons l’absence d’héritiers aux Paul-Émile Victor, Haroun Tazieff, Jacques-Yves Cousteau, René Dumont ou Théodore Monod, lesquels n’avaient guère besoin de voir le bas d’en haut pour nous communiquer leur sagesse. Et ceux qui, dans leur marketing mélancolique s’en réclament, ne sont que des fumistes.

 

BAS LES MASQUES !

 

Pourra t’on chasser ces nouveaux marchands du temple, prendre le problème à la racine et embrayer sur une véritable révolution intellectuelle, sur un nouveau mode de vie où le respect à 360 degrés remplacera le profit, où accroissance et dénatalité feront place nette au pouvoir d’achat et aux allocations familiales ?

 

Quand on nous fait applaudir Leclerc parce que les parkings de ses hypermarchés s’équipent de 10 000 panneaux solaires, on se fout royalement de notre gueule ! Ce sont des hypermarchés et des bagnoles dont il faut apprendre à se débarrasser !

 

Quand cesserons-nous de hacher ignoblement un bœuf dit bio dans notre assiette cannibale en prenant conscience que pour en produire 1 kg il faut gaspiller 20 kg de céréales et 50 000 litres d’eau, ainsi spoliés aux populations nécessiteuses ? 

Poursuivrons-nous notre œuvre de profanateurs, d’équarisseurs et de fossoyeurs du Vivant, tel que les bricolages culturo-religieux nous l’ont indûment enseigné depuis des millénaires ? Avec cette fois, l’appui d’un progrès néfaste nous permettant un carnage accéléré mais qui semble ravir tous les badauds de terriens empressés d’en finir ?

 

La Terre n’est peut-être pas plate, mais elle commence à pencher et on va se casser la gueule !

 

Et puis toutes ces entreprises douteuses, reconverties à la bonne cause et devant lesquelles on se prosterne, nous donnent la nausée : ces Monsanto au parfum crime de guerre de l’Agent Orange ; ces Hoffman-La Roche, ces Givaudan & Co. foulant du pied capitaliste tant la mémoire des nourrissons déglingués à l’hexachlorophène du talc Morhange qu’un Hiroshima à la dioxine de Seveso ; ces Grünenthal sans la moindre excuse pour les 15 000 bébés de la thalidomide, nés sans bras ou sans jambes.Les mains tâchés de sang ou de sève, mais beauté refaite en toute impunité, ils poursuivent leur chemin boursier en empoisonnant jusqu’à la rosée du petit matin.Nous sommes ainsi cernés de groupes ploutocratiques plus ou moins maîtres du monde, paradant pour la santé, la nutrition et maintenant pour la réparation de la planète !Sous pression de la boulimie lucrative, ils se jouent du moindre principe de précaution.  L’impérialisme industriel, énergétique, semencier, phytosanitaire, pharmaceutique et agroalimentaire demeure le gardien cruel de tous les lobbies de la mort et de la prévarication.

La terrible saga de l’amiante reste, entre autres, un scandale publique qui en annonce une avalanche d’autres.

 

Y’EN A MARRE, NON ?

 

Et la Terre ne sera plus que fosse commune...

 

Alors, dans le désert en partage d’une planète bleue que nous aurons mis en décombres, il n’y aura plus de funérailles pour personne, de monuments funéraires grandiloquents en marbre de Carrare et à stèles sculptées.La mort redeviendra enfin anonyme et animale, fini les chichis post-mortem de l’arrogante espèce.De tous temps, la fosse commune était réservée aux pauvres ou aux morts par catastrophe ou par temps d’épidémie.

La Terre-mère épuisée sera la fosse commune de nos descendants ruinés par notre goujaterie écologique et par tous nos abus.

 

Déshérités, les successeurs d'Homo sapiens economicus, celui par qui le mal est arrivé, vivront une vie absolument invivable sur une planète sèche, silencieuse, exsangue, scalpée, galvanisée.

Sauf avènement dans les meilleurs délais d'une utopique dictature verte, bienveillante et mondiale, adjointe d'une loi martiale pour serrer la ceinture au monde occidental, passé 2050, il n’y aura plus que des pauvres et la pandémie sera écocidaire.

 

La formation de l’Univers est datée de 13,7 milliards d’années, notre Terre serait vieille de 4 milliards d’année, l'avènement du Vivant date de 500 millions d’années, le genre Homo (drôle de type, mauvais genre…!) est âgé de 2,5 millions d’années et nous autres, les sapiens, nous n’avons que 100 000 ans.

Nous sommes debout depuis 4000 générations mais un petit siècle nous aura suffi pour tout anéantir : ça c’est de l’intelligente déraison !

 

(Michel Tarrier)

 

(*) Rappelons qu’il y a quelques années, l’imperturbable négationniste du réchauffement qu’est Claude Allègre, s’illustrait aussi en minimisant la dangerosité de l’amiante et en s’opposant au désamiantage du Campus de Jussieu. Il considère actuellement que l’inscription du principe de précaution dans la Constitution est « une arme contre le progrès » !

 

 


 

 Retrouvez ces thèmes dans deux livres de conscience universelle qui ne mâchent pas leurs mots :

 

2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE, de Michel Tarrier
La page du livre :http://users.skynet.be/jdelacre/2050/unedelecologie.htmlL'acquérir en ligne (livraison économique et immédiate) :

http://www.amazon.fr/2050-Sauve-qui-peut-Terre/dp/2842743857

 

FAIRE DES ENFANTS TUE, de Michel Tarrier & Daisy Tarrier
La page du livre :http://web.mac.com/jdelacre/Enfants/enfants.htmlL'acquérir en ligne (livraison économique et immédiate) :

http://www.amazon.fr/Faire-Enfants-Surpopulation-Tarrier-Michel/dp/2842744403

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commentaires

LNVerdier 20/08/2008 19:02

J'ai eu une seule fille qui a maintenant plus de 30 ans et qui ne veut pas d'enfants. C'est triste à dire mais je me dis que finalement je suis rassurée quelque part si je sais que je dois partir sans laisser derrière une descendance qui puisse vivre le pire.Les gens sont cons, ils sont persuadés que forcément ça s'arrangera et même en voyant l'accélération des conséquences de tant d'années de connerie ils restent persuadés que TOUT VA BIEN et nos opetits enfants sont beaux comme tout!

Unanima 21/08/2008 08:46


Beaucoup de jeunes prennent conscience et la conséquence est qu'ils ne veulent pas d'enfants car ils craignent pour ceux qui viennent ou seront là dans 20, 50 ans... Comme dit Michel, il y a
beaucoup de discours... et d'année en année nous voyons les gouvernements changer...et curieusement certains s'engagent pour la Planète alors qu'ils sont à la retraite, et fondations de ceci, de
cela, vive la survie de la Terre, mais pendant qu'ils étaient au pouvoir qu'ont-ils fait ? Laissé bétonner, polluer ! Et qu'on nous présente la plus grande puissance destructrice que l'homme ait
créée comme la panacée !


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 juste raz le bol des atrocités et de la lâcheté ! Basta !
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