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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 16:14

http://www.midilibre.com/articles/2009/04/07/20090407-Corrida-le-debat-Muriel-Marland-Militello-deputee.php5

Le Midi Libre interroge le député Muriel Marland Militello

Quel est le sens du combat que vous menez à l'Assemblée nationale ?

Je me place d'un point de vue juridique. J'ai deux propositions de loi. La première, présentée en 2005 et représentée en 2007, c'est pour qu'une exception à notre droit pénal soit abolie. Selon notre droit, toute personne qui commet des sévices graves à animaux soumis à notre responsabilité peut encourir jusqu'à deux ans de prison et 30 000 € d'amende. Il existe une exception, pour deux traditions locales ininterrompues : les combats de coqs et les corridas. D'ailleurs si personne ne fait subir de sévices graves aux animaux, pourquoi s'oppose-t-on à la levée de cette exception ? Et une tradition, c'est son humanisme qui fait sa valeur, pas son ancienneté. Je ne juge pas les

personnes qui aiment ça. Le goût est subjectif, la morale, elle, est objective !

C'est discutable, ça...
Je veux dire que la loi doit être générale pour tous les animaux et toutes les personnes, sans exceptions. Même dans les filières agro-alimentaires le bien-être de l'animal est désormais pris en compte, je suis allée vérifier. Une vache, on ne lui fait pas subir de sévices graves, sinon les éleveurs sont sanctionnés, idem pour les volailles. Il y a des normes européennes.
Le toro de combat mène cependant pendant quatre ans une vie dont peu d'animaux destinés à la chaîne alimentaire bénéficient... Mais même s'il vivait quarante ans heureux, je ne m'occuperais que de sa souffrance. Ce qui compte, c'est l'acte, pas ce qui a pu se passer avant ou après. Même si le toro a été élevé dans de bonnes conditions, ce que je veux bien croire d'ailleurs.

Quelle est votre deuxième proposition de loi ?
Je l'ai déposée en septembre 2007. Dans le code civil, nous sommes un des rares pays au monde à considérer l'animal comme un meuble. Moi, j'ai proposé d'intégrer au code civil le caractère sensible de l'animal. Tout en conservant son caractère de meuble, bien sûr, sinon on ne pourrait plus le transporter, ce qui gênerait les éleveurs, j'en ai bien conscience. Et je ne cherche pas plus à assimiler l'homme à l'animal. L'animal est un objet pour l'homme, à condition de garder sa sensibilité.

Pour l'instant, vous n'avez pas été entendue. Aucune de vos propositions de loi n'a été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée ?
C'est vrai, mais je ne travaille pas pour moi. Si moi je n'y arrive pas, un autre y parviendra. C'est une évolution humaniste de la société. Si je suis également une opposante à la chasse ou à la pêche ? Ce n'est pas pareil, ce n'est pas le spectacle d'une souffrance, il n'y a pas volonté de faire souffrir. Et puis d'un point de vue pédagogique, la culture de la violence, la vue du sang, ça reste très grave.

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Published by Unanima - dans Anti Corrida
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