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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 15:30

   

Muse où es-tu ? La muse perdue dans les allées d'exposition...

Muse où est tu ? Poème de notre ami Claude Brigelhuber pour dire le drame des chiens qui ne seront jamais de ces  champions de races qui plus est, exploités et sur exploités sans aucune pitié  comme les femelles reproductrices   finissant leur triste vie épuisées à la fourrière pour tout remerciement des innonbrables   et  douloureuses   portées   endurées sans se plaindre. Avec sa douce  muse ici Carl lévrier galgo en photo, Claude nous dit  que les ors des expositions brillent mais cachent ces horreurs et d'autres...  

Unanimus partage avec vous ce merveilleux et sensible  poème offert par Claude qui vit en Italie  en regard du drame  d'un système devenu la vitrine d'éleveurs peu scrupuleux où des milliers d'animaux sont sacrifiés en coulisse chaque année derrière un champion d'exposition... Pour finir par la joie des compagnons aimés qui chercheront toujours à être sur le divan... le plus près devant... en nous offrant sans compter leur affection, leur fidélité, leur beauté !   Blog Galgos Ethique Europe :  http://galgos-ethique-europe.over-blog.org/article-la-muse-de-claude-brigelhuber-perdue-dans-les-allees-d-exposition-80691498.html  (SCC : Société Centrale Canine).

 

Cher Claude, notre âme  est tant remplie de compassion pour ces malheureux réformés de races mais heureusement aussi  du bonheur ici exprimé d'avoir comme nous un trésor dans sa maison. Votre maison. Votre muse,  votre champion de coeur, votre Carl  sans autre  pedigree  que sa tendresse et sa reconnaissance infinie d'avoir  été   reccueilli après une vie de misère.  Puissions-nous sauver tant et tant de muses pour leur offrir notre amour et bannir ces vils personnages !

Merci et bien chaleureusement, Unanimât.  

 

 

                   Muse où es tu ?

 

 

Ma Muse ne muse plus ;

Ma Muse s’est fortement déplue

Dans les allées d’expositions,

Où toujours sous coercition

Sont présentés nombre d’animaux

Auxquels les hommes demandent d’être beaux,

D’être auscultés par tant de mains

Sur des critères bien humains,

Ils guettent leur récompense suprême :

Retrouver le bercail qu’ils aiment.

 

 

Ma Muse ne muse plus ;

Que naissent toujours en fort surplus

Des êtres pour raisons mercantiles,

De l’argent honteusement facile…

Tant finiront en fourrière

Sans aide des producteurs si fiers.

Idem pour la riche S.C.C.

Inerte quant à ces délaissés.

Les ors des expos brillent, mais cachent

Ces horreurs, qui vraiment nous fâchent.        

 

Ma Muse ne muse plus ;

Quand des créatures sont de plus

Choisies pour utilisation,

Comme unique motif d’adoption ;

Pour rapporter trophées et gloire

Aux maîtres qui devant leur miroir

Vont malgré leur insuffisance,

Se pâmer et briller d’aisance.

De talent propre sont indigents,

N’être que par d’autres est affligeant.

 

 

Ma Muse ne muse plus ;

Devant tous ceux qui ne plaisent plus,

Abandonnés sur tant de routes

Devenus inutiles sans doute…

L’homme préfère ses chères vacances

A ces créatures en souffrance.

Dans des bois les laisse attachés,

Souffrant de faim, de soif…brisés.

Quand ne s’ajoutent diverses tortures

Que des jeux humains ils endurent.

 

 

Ma Muse ne muse plus ;

Quand tant de créatures n’ont plu

Que par des caprices passagers

Faisant seulement présager

Lassitude, mépris, abandon,

Assez peu ont d’altruisme le don.

Interdisons tout animal

A qui, il n’est qu’objet banal,

Baste de celui qui, c’est notoire,

Produit le superfétatoire

 

             

Mais :

 

 

Ma Muse muse

Lorsque parait la clarté diffuse

De ce petit matin, il me réveille,

S’étire, baille, regarde le soleil ;

Dehors avec d’autres, hume le temps

Voit les oiseaux, aboie au vent,

Surveille son chez soi, les alentours

Afin que nul ne rode autour,

Revient… à un lézard s’excuse

Alors, ma Muse muse

 

 

Ma Muse muse

Quand mon ami folâtre, et fuse

De ses quatre pattes, et caracole

Dans le jardin en une ronde folle,

S’accapare d’une pomme verte qui traîne,

La lance, la rattrape et l’entraîne,

Gambade ou me nargue, me fait rire,

Et repart, sans contrainte, avec plaisir.

Ni argent, gloire, calcul ou ruse,

Encore ma Muse muse

 

 

Ma Muse muse

Quand dans un fauteuil qu’il use,

Il s’alanguit, paresse, s’endort,

Rêve, sans se soucier du dehors.

Puis respire les odeurs de table,

Espérant une part respectable.

Enfin choisit un autre divan

Encore plus près de moi, devant.

De l’oisiveté il abuse.

Toujours ma Muse muse.

 

 

Claude Brigelhuber, juillet 2011 

     

Green 

Photo ajoutée linternaute coeur d'or gravé en bois 

 

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commentaires

Joëlle 31 04/08/2011 00:04



Magnifique poème, hélas si réaliste !! Merci de nous l'offrir !!



Unanimât 04/08/2011 00:51



Douce nuit chère Joelle31 et bien amicalement, PS as-tu aussi posté une recette pour la Somalie ?



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