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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 14:51

VOLTAIRE : Les animaux ne sont pas des machines

Extrait du Discours philosophie, "les Bêtes", 1764

 

AURELIO FLOREZ TORO E SANGRE

« Quelle pitié, quelle pauvreté d’avoir dit que les bêtes sont des machines privées de connaissance et de sentiment, qui font toujours leurs opérations de la même manière, qui n’apprennent ni ne se perfectionnent en rien. Quoi ? Cet oiseau qui fait son nid en demi-cercle quand il l’attache à un mur, qui bâtit en quart de cercle quand il est dans un angle, et en cercle quand il est dans un arbre ? Cet oiseau fait tout de la même façon ? Ce chien de chasse que tu as discipliné pendant trois mois n’en sait-il pas plus au bout de ce temps qu’il n’en savait avant tes leçons ? Le serin à qui tu apprends un air  le répète-t-il dans l’instant ? N’emploies-tu pas un temps considérable à l’enseigner ? N’as-tu pas vu qu’il se méprend et qu’il se corrige ? (…) Porte le même jugement sur ce chien qui a perdu son maître, qui l’a cherché dans tous les chemins avec des crix douloureux, qui entre dans la maison, agité, inquiet, qui descend, qui monte, va de chambre en chambre, qui trouve enfin dans son cabinet son maître qu’il aime, et qu’il lui  témoigne sa joie par la douceur de ses cris, par ses sauts, par ses caresses. Des Barbares saisissent ce chien qui l’emporte si prodigieusement sur l’homme en amitié, ils le clouent sur une table et le dissèquent vivant pour te montrer les veines mésaraiques. Tu découvres en lui tous les mêmes organes du sentiment qui sont dans toi. Réponds-moi, machiniste, la nature a-t-elle arrangé tous les ressorts du sentiment, afin qu’il ne sente pas ? A-t-il des nerfs pour être impassible ? Ne suppose point cette impertinente contradiction dans la nature. »

Dictionnaire philosophique, Article « Bêtes », 1764

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 14:25

http://galgos-ethique-europe.over-blog.org/article-gran-familia-seville-operation-4-sterilisations-125036608.html

 

n Familia Seville, opération 4 stérilisations

Gran-familia-seville-operation-4-sterilisations-galgos-ethi.gif

GRAN FAMILIA OPERATION 4 STERILISATIONS

 

Nous aidons le refuge de GRAN FAMILIA, à Séville, depuis 3 ans maintenant. C’est un refuge qui va d'urgence  en urgence, avec deux cents animaux qui attendent d'être soignés, déparasités et stérilisés. Leurs Bénévoles sont très motivés et n’ont pas craint de reconstruire le refuge quand la municipalité  a décidé de les expulser.   

Nous les aidons comme nous aidons d’autres refuges ou associations espagnoles qui gèrent leurs compagnons à quatre pattes avec respect et amour. La plupart sont signataires de notre charte éthique et participent à nos actions européennes.

Nous avons lancé pour GRAN FAMILIA une campagne de déparasitage qui a été menée à bien grâce à vous.  Aujourd’hui, nous recevons un appel à l'aide pour la stérilisation de 4 Galgos, étape nécessaire à leur mise à l'adoption. GRAN FAMILIA a choisi de faire adopter ses animaux en Espagne, la seule exception qu’ils ont accepté de faire étant pour notre association. ANAHI, ARENA, EKKO et JENNY seront, après leur stérilisation, mis à l’adoption.

MONTANT TOTAL DES 4 STERILISATIONS : 797 EUROS.

Merci à tous nos amis donateurs et à l’équipe de GRAN FAMILIA pour leur confiance.
Vous pouvez envoyer vos chèques à notre siège social, rédigés au nom de GALGOS ETHIQUE EUROPE. Ils seront reversés intégralement à GRAN FAMILIA avec l’attestation du virement bancaire.

 

VIREMENT PAYPAL 

 

  https://www.paypalobjects.com/fr_FR/i/scr/pixel.gif

 

Si vous avez un compte PAYPAL, vous pouvez y entrer l'email de GEE :

galgos-ethique-europe@orange.fr https://www.paypalobjects.com/fr_FR/i/scr/pixel.gif

 

REGLEMENT PAR CHEQUE 

Indiquer "opération 4 stérilisations » au dos du chèque

et le renvoyer au siège de l’association. Merci.

GALGOS ETHIQUE EUROPE
7 rue Tour de Ville
11120 BIZE - MINERVOIS

 

VIREMENT BANCAIRE

Références à communiquer à votre banque

IBAN : FR76 1348 5008 0008 9107 5474 938

BIC : CEPAFRPP348

Ils sont sauvés, ce ne sont pas des cas d’urgence mais ils méritent d’être aidés. Merci pour eux !

Vous avec ci-dessous l’IBAN de GRAN FAMILIA si vous souhaitez faire un virement bancaire ou PAYPAL directement au refuge.

Banco Santander Central Hispano
PORTE GRANDE FAMILLE
0049 3502 32 2695515576
IBAN: ES55
BIC: BSCHESMM

CONCEPT: OPERATION 4 STERILISATIONS
PAYPAL:   contacto@granfamilia.org
 
http://granfamiliasevilla1.blogspot.com.es/
www.granfamilia.org          

http://perri-pienso.blogspot.com.es/

 

« La vie est une course ... ne pleure pas si la piste est rugueuse, l’objectif est lointain mais un jour il sera atteint. »

« La vida es una carrera...no llores si la pista es áspera y la meta distante.....un día la alcanzarás . » Gran Familia

« El perro es el único animal en el mundo que te ama más a ti que se ama a si mismo. »

« Le chien est l’unique animal au Monde qui t’aime plus qu’il ne s’aime lui-même. »

Nés pour souffrir ? Quand cela finira-t-il ?

Pour nous aider à mieux les aider,

ADOPTER UN GALGO OU UN PODENCO

Les Galgos à l’adoption

Les Podencos à l’adoption

Formulaire adoption

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:03

BELA, GALGA DE 8 MOIS


Coupée sur le flanc par un objet tranchant

 

Nous attendons des nouvelles de  BELA et les devis et factures vétérinaires.
Nous lançons un premier appel de 500 euros pour aider ce refuge dans le besoin à couvrir les premiers frais vétérinaires.

BELA, coupée sur le flanc par un objet tranchant Elle est âgée de seulement 8 mois et son corps est déjà couvert de cicatrices et de blessures. Voilà la marque Espagne pour les Galgos de chasse et de course.
Quand nous nous posons la question, devons-nous avoir peur de voir venir le mois de Février, notre réponse ? L’horreur ne se limite à un mois, elle est présente toute l'année !!
Bella est une bête innocente qui aurait pu perdre la vie qui pour certains n’a aucune valeur et pour d’autres a une valeur inestimable.

Nous passons une image d'un lévrier blessé qui perd son intestin sur le côté. Comment cela est-il possible ? Et pourtant, Bela a bien un trou dans le côté, causé par un objet tranchant qui n'a pas causé de saignement mais a pénétré la peau d’un chiot pour ouvrir un canal pour l'extraction des viscères qui sous la pression ont tendance à rouler.

Ce que nous voyons dans les images est du tissu sous-cutané qui retient la sortie des viscères, qui agit comme un bouchon mais la blessure s’aggrave avec le temps qui passe et l’empêche de respirer.

BELA500-granfamilia.jpg Aux urgences, ils ont fait des radiographies initiales qui ont écarté des atteintes de l'estomac et de la rate. Elle a eu des analyses pour son état général. Hématocrite et plaquettes basses, éosinophiles trop élevés, signes d’un parasitisme élevé. Nous avons effectué un contrôle de leishmaniose et d’erhlichiose. Elle a été sédatée pour des soins d’urgence et tenter de fermer l’ouverture. Des contrôles et peut-être une opération pour repositionner ce qui en interne a été déplacé.

 

Le pronostic est toujours réservé.

BELA2-500-GRAN-FAMILIA-galgos-ethique-europe.jpgBela est courageuse, elle sent qu’elle est bien soignée. Elle fera tout ce qu’elle peut pour devenir un beau lévrier. Nous ferons tout pour l’y aider. Nous comptons sur vous.

Bela aura besoin d’une famille d’accueil à Séville pour commencer une nouvelle vie, où elle pourra récupérer lentement.

Nous lançons une première tranche d’appels à dons pour ses soins d’un montant de 500 euros.

 

Pour aider BELA, vous pouvez envoyer vos chèques à notre siège social, rédigés au nom de GALGOS ETHIQUE EUROPE. Ils seront reversés intégralement à GRAN FAMILIA avec l’attestation du virement bancaire, comme nous procédons toujours.

 

VIREMENT PAYPAL G.E.E.


 

 Indiquer "BELA GRAN FAMILIA" sur votre don. Merci.


Si vous avez un compte PAYPAL, vous pouvez y entrer l'email de GEE :

galgos-ethique-europe@orange.fr

 

REGLEMENT PAR CHEQUE 

Indiquer "BELA GRAN FAMILIA" au dos du chèque

 et le renvoyer au siège de l’association. Merci.

 GALGOS ETHIQUE EUROPE
7 rue Tour de Ville
11120 BIZE - MINERVOIS

 

VIREMENT BANCAIRE G.E.E.

Références à communiquer à votre banque

IBAN : FR76 1348 5008 0008 9107 5474 938

BIC : CEPAFRPP348


Merci pour eux !


Vous avec ci-dessous l’IBAN de GRAN FAMILIA si vous souhaitez faire un virement bancaire directement au refuge ou un virement Paypal.

http://granfamiliasevilla1.

 

La vida es una carrera...no llores si la pista es áspera y la meta distante.....un día la alcanzarás 

El perro es el único animal en el mundo que te ama más a ti que se ama a si mismo.
Nés pour souffrir. Quand cela finira-t-il ?

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:42

Une interview de Laurence ABEILLE sur LCP ce matin :

http://www.lcp.fr/emissions/le-depute-du-jour/vod/155775-laurence-abeille-deputee-ecologiste-du-val-de-marne

 

SOBRIETE TRANSPARENCE CONCERTATION... Les ondes électro-magnétiques sont potentiollement cancérigènes...

 

Quant aux subventions européennes de la PAC pour les taureaux de combat, voir ici :

http://www.lcp.fr/emissions/le-depute-du-jour/vod/164343-laurence-abeille-depute-ecologiste-du-val-de-marne

 

Merci à Madame Laurence ABEILLE... Enfin... Une politique reprend le combat qui depuis 2008 aurait dû être celui des associations réunies en fédération !

 

anti-corrida-unanimus.gif

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 14:42

Parmi les dernières pétitions que j'ai signées :

https://www.change.org/p/monsieur-le-procureur-de-la-r%C3%A9publique-de-strasbourg-non-aux-euthanasies-%C3%A0-la-s-p-a-de-strasbourg-2

 

TOUT SIMPLEMENT PARCE QUE LA QUESTION DES EUTHANASIES DE CONVENANCE MERITE ENFIN D'ETRE POSEE !

 

Signez vous aussi, pour avoir la chance de connaitre un jour la vérité et que les animaux innocents soient épargnés !

 

clementine

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 15:41

Reçu d'Yvan :

Bonjour,

je partage avec vous le très grand plaisir que j'ai pris à lire le texte de Estiva Reus, Introduction à Zoopolis de Sue Donaldson et Will Kymlicka. Un plaisir fondé sur le grand intérêt qu'il présente pour imaginer un autre monde aux interactions plus justes, riches et diversifiées aussi entre des individus d'espèces différentes. Il s'agit d'un texte magnifique qui présente de façon très rigoureuse mais passionnante le livre de Donaldson et Kymlicka, un livre qui semble véritablement devoir révolutionner la question animale et, espérons-le, le devenir des sociétés humaines.

Le texte de Estiva Reus, Quels droits politiques pour les animaux ? – Introduction à Zoopolis de Sue Donaldson et Will Kymlicka,vient de paraître sur le site des Cahiers antispécistes, ici. On peut le télécharger mis en page, en format pdf : édition de septembre 2014. Pratiquement, il s'agit carrément d'un petit livre à part entière, qui mériterait d'être édité aussi sur papier et diffusé dans toutes les bonnes librairies.

Le livre de Sue Donaldson et Will Kymlicka, Zoopolis – A Political Theory of Animal Rights(Oxford University Press, New York, 2011) n'est malheureusement pas encore traduit en français ; c'est aussi ce qui rend si précieux le travail de présentation de Estiva Reus.

En espérant vous donner le goût de le lire en entier, je vous livre ici quelques passages qui m'ont particulièrement plu de cette présentation :

 

tigresse2

Avant-propos

Zoopolis – A Political Theory of Animal Rightsde Sue Donaldson et Will Kymlicka, est paru le 24 novembre 2011. Comme La libération animalede Peter Singer ou Les Droits des animauxde Tom Regan, il y a des chances que ce livre devienne un classique de la pensée contemporaine sur la question animale. Il appartient cependant à une génération différente de celle des écrits pionniers, et de la littérature qui s’en est suivie, largement axés sur la critique du spécisme, la condamnation des industries d’exploitation animale et la défense du véganisme comme alternative éthique aux modes de production et de consommation actuels.

Chez Donaldson et Kymlicka, l’accent est mis sur d’autres thèmes. En quelque sorte, les auteurs nous invitent à penser ainsi : « Nous avons bien avancé dans la compréhension de ce qu’il ne faut plus faire subir aux animaux. Mais que devraient être les relations entre les humains et les autres habitants de la Terre ? Il est temps de réfléchir davantage à la bonne manière de vivre avec les animaux en tant que voisins ou amis. » Voilà un champ immense qui appelle des réponses à des niveaux multiples : celui des relations interindividuelles dans leur singularité, celui de l’éducation et des normes acquises qui guident les comportements, celui des techniques et dispositifs matériels qui facilitent la coexistence… L’angle d’approche de Donaldson et Kymlicka consiste à s’intéresser essentiellement aux principes de base qui devraient régir l’architecture juridique et politique de la société. Quelles seraient les grandes lignes d’un cadre institutionnel juste prenant en compte les humains comme les non-humains ? Qu’impliquerait un tel cadre sur les conditions de vie concrètes des êtres sentients ? Tel est le sujet de leur réflexion.


Zoopolisest un livre important parce qu’il est une force de proposition dans un domaine jusqu’ici trop peu exploré. Il est en outre brillamment pensé et écrit. Nul doute que ce livre va susciter une masse de commentaires, prolongements et critiques, et que cette littérature secondaire viendra enrichir (et questionner) les bases posées par les auteurs.


Il va sans dire que la meilleure façon de prendre connaissance d’un ouvrage consiste à le lire. Tout compte rendu effectué par un tiers est un filtre qui réduit, transforme et réorganise l’information contenue dans l’original, même sans volonté délibérée de la travestir. Il m’a cependant paru utile de rédiger cette Introduction à Zoopolisparce que le cercle des personnes concernées par un livre dépasse de beaucoup son lectorat effectif. Ce texte-ci étant en libre accès sur Internet, il pourra atteindre une fraction des personnes qui n’achèteront pas Zoopolis, et donner à d’autres l’envie de l’acquérir. Par ailleurs, il n’existe pas pour l’heure d’édition française de ce livre. En attendant, les francophones qui lisent difficilement l’anglais pourront s’en faire une idée en parcourant les pages qui suivent. 
Le présent ouvrage comporte six chapitres. Les quatre premiers sont centrés sur Zoopolisproprement dit. Dans les chapitres 5 et 6, nous élargirons le propos à d’autres écrits des auteurs.

                                                                                 Estiva Reus

==========================

Quand on vit avec des animaux et qu’on prête attention à eux, on est tout à fait capable de comprendre la signification de leurs attitudes, de discerner leurs préférences, d’entendre ce qu’ils attendent de nous, même s’il est vrai qu’il est nécessaire d’acquérir certaines connaissances pour ne pas commettre d’erreurs (par exemple, parce que chez certaines espèces la douleur est muette, et qu’on risque de ne pas se douter que l’animal souffre si l’on s’attend à des gesticulations ou vocalisations quand il a mal). Nous avons une aptitude naturelle à communiquer avec les animaux et eux cherchent à communiquer avec nous, à moins que nous ne manifestions une surdité telle qu’ils finissent par y renoncer. S’inspirant de K. Smith, Donaldson et Kymlicka suggèrent que cette surdité est une conséquence de la suprématie humaine. Étant en position dominante, les humains n’ont pas besoin de prêter attention à ce que veulent les animaux. Leur incapacité à comprendre les animaux n’est pas naturelle mais acquise.

(...)

Des animaux choisissent de venir vivre auprès de nous : ce n’est pas toujours nous qui allons les chercher. Il est faux qu’ils ne se résignent à fréquenter d’autres espèces que parce qu’ils sont privés de congénères. Des poules ayant des compagnes, abri et nourriture viennent tout de même toquer à la fenêtre, et apprécient pour certaines d’être caressées ou qu’on leur fasse la conversation. Ce n’est pas parce que des chiens sont plusieurs dans un même foyer qu’ils ignorent les chats ou se détachent des humains...

Certes, les interactions entre humains et animaux domestiques peuvent conduire à la subordination des seconds aux premiers. La conclusion à en tirer est qu’il faut chercher les conditions pour que cela n’ait pas lieu, et non que les relations doivent cesser. Nous avons vu (chapitre 2, section 3) que c’est dans cette optique que Donaldson et Kymlicka discutent dans Zoopolis la contribution que peuvent apporter les animaux à la société en tant que fournisseurs de biens ou services (par exemple, des moutons tondant des prairies ou des chèvres débroussaillant des forêts, en oeuvrant à leurs activités personnelles rendent aussi service à des humains...). Celle-ci ne doit pas être catégoriquement exclue a priori ; poser un tel principe reviendrait à écarter les animaux de la coopération, qui est une dimension importante de la vie en société. C’est dans le même esprit que doivent être pensées l’ensemble des relations sujettes à dérives potentielles.

De façon générale, on sait que les auteurs estiment que la parade la plus sûre réside dans une vraie possibilité de sortie pour l’individu qui se trouve dans un contexte ne correspondant pas à ses aspirations, c’est-à-dire dans l’existence de réelles alternatives se présentant à lui. Un des cas où la question des risques liés aux interactions se pose particulièrement est celui des activités dont l’exercice demande un apprentissage. Il est discuté par les auteurs dans « Citizen Canine ». Lorsqu’un apprentissage est nécessaire, on ne peut pas simplement placer un animal (ou autre individu) devant le choix de faire ou ne pas faire telle chose. Spontanément, il ne sait pas faire. Il peut s’agir de travail mais aussi de sports et loisirs, comme lorsque des chevaux font des promenades avec des cavaliers, lorsque des cochons jouent à des jeux vidéo, ou lorsque des chiens tirent des traîneaux, font du pistage ou pratiquent l’agility avec des humains. Les précautions à prendre relèvent pour beaucoup du sens commun. Ne pas imposer l’apprentissage à des individus qui manifestent de forts comportements de refus ou dont le caractère laisse présager que cela ne correspond pas à leurs aspirations. (Un cheval très distant avec les humains n’est pas a priori un bon candidat pour des activités demandant une étroite coordination avec eux. Un chien attentif, réactif, aimant beaucoup se dépenser, a plus de chances qu’un autre d’apprécier l’agility.) Ne pas imposer des exercices si prenants et intensifs que l’animal n’a plus le temps pour se livrer à d’autres activités (ou inactivités) qu’il aime, ou est tellement conditionné qu’il devient incapable d’imaginer faire autre chose. Pour stimuler l’élève et rendre attractif l’apprentissage, il est normal de recourir à des encouragements et à des récompenses. Mais une fois que l’animal a acquis les bases, il est temps de tester s’il en tire une satisfaction ou pas. C’est un peu comme quand on dit à un enfant « Prends quelques leçons de piano, et après tu verras si tu as envie de continuer ou pas. » Les cochons jouent- ils encore aux jeux vidéo s’ils sont dans un environnement où une large palette d’autres activités s’offre à eux (on sait qu’ils s’intéressent aux écrans tactiles lumineux quand cette distraction se présente dans un morne élevage en batterie). Jouent-ils encore si, quand ils gagnent à des jeux plus complexes, ils n’obtiennent pas une friandise ? Le chien sur le terrain d’agilityest-il concentré et excité par le parcours à effectuer avec son humain, ou saisit-il la moindre occasion d’aller plutôt s’amuser avec d’autres chiens présents ?

Il est sage d’insister sur les précautions sachant d’où nous partons. Mais cela ne doit pas faire perdre de vue la satisfaction que chacun peut éprouver en pratiquant une activité qui sollicite « juste comme il faut » des capacités qu’il possède et aime exercer : assez difficile pour que réussir soit gratifiant, mais pas difficile au point d’être mis systématiquement en situation d’échec.

Parce que nous vivons dans une société multi-espèces, nous pouvons faire des rencontres, nouer des amitiés, acquérir des connaissances, avoir des occupations... auxquelles nous n’aurions jamais accès si nous ne fréquentions que des congénères. Notre univers mental et les opportunités qui se présentent à nous sont plus vastes parce que notre monde est fait de l’entrecroisement de plusieurs mondes. Dans les sociétés humanimales, c’est déjà vrai pour les humains et ce le sera pour les autres animaux quand des rapports de justice auront été établis avec eux, comme c’est déjà le cas pour les plus chanceux d’entre eux.

Quand un chien, un cheval ou un cochon est membre d’une société humanimale, c’est son droit de pouvoir y participer en utilisant son potentiel à plein. Nous devons permettre à chaque individu animal de réaliser son propre bien, au moins en partie, à travers ses relations avec un humain qui facilite sa participation à des activités dans lesquelles il ne pourrait pas s’engager sans cela. (...) En quoi de telles activités sont-elles un bien pour lui ? Comme on l’a dit plus haut, une chienne peut développer des savoir- faire spécifiques (...) et l’exercice de ces compétences peut lui procurer plaisir, satisfaction, confiance en soi, et peut-être un sentiment d’accomplissement. Elle peut acquérir des connaissances (la structure du réseau social de sa compagne humaine, les routines quotidiennes, les étranges manières des chats...) qui agrandissent et enrichissent son univers mental.
De même que les humains aiment le frisson de l’amitié inter-espèces – l’étrange combinaison de connexion et de mystère, le défi mental de la communication, les opportunités de surprise, de respect et d’humour – ces mêmes satisfactions peuvent importer à des animaux domestiques.

Un animal qui vit uniquement dans un monde bovin ou chevalin expérimente un type de monde social avec ses opportunités spécifiques d’amitié, sollicitude, leadership, compétition, etc. Un animal qui vit dans un monde multi-espèces expérimente différents mondes sociaux imbriqués les uns dans les autres. Ces mondes lui ouvrent davantage de choix et d’opportunités. Prenons le cas d’une poule qui est au bas de l’échelle dans l’ordre social du picage et qui est souvent ostracisée par les membres de son groupe. Si c’est là son seul monde social, elle n’a pas de réelle alternative. Si par contre le groupe de ses congénères est inclus dans une société humanimale et qu’elle a aussi des interactions avec des humains (ou d’autres animaux), plutôt que de végéter aux marges du groupe de poules, elle peut choisir de se lier d’amitié avec un humain, un chien ou un cochon de la famille. Vivre dans une société humanimale peut accroître l’agence des animaux en élargissant leur monde social. (...) De nos jours, beaucoup d’études intéressantes portent sur la dimension créative de la vie inter-espèces. (Donaldson et Kymlicka, « Citizen Canine : Agency for Domesticated Animals », texte préparé à l’occasion du colloque « Domesticity and Beyond: Living and Working with Animals », Queen’s University, septembre 2012, téléchargé sur https://queensu.academia.edu/WillKymlickale 13 janvier 2014, p. 15)

Vivre dans une société multi-espèces est une chance. Il se pourrait bien que l’apport le plus précieux de Donaldson et Kymlicka au mouvement des droits des animaux réside précisément dans le fait d’avoir mis le projecteur sur cette chance, et sur la manière de faire en sorte qu’elle profite à tous les ressortissants des communautés mixtes.

6. Quel apport pour le mouvement de libération animale ?

À mon sens, il serait faux de dire qu’aujourd’hui le mouvement de libération animale prône la disparition des animaux domestiques (hormis dans une région bien particulière de celui-ci (Estiva Reus pense ici aux élevages)). Mais il est exact que l’essentiel du travail militant consiste à montrer l’injustice et l’horreur de ce que vivent les animaux utilisés comme objets de consommation, de divertissement ou d’expérimentation, de sorte que le seul ou le principal message que reçoit le public est : « Ces pratiques doivent disparaître. »

Il serait également faux ou excessif, selon moi, de dire qu’aujourd’hui le mouvement des droits des animaux dépeint ces derniers uniquement sous les traits passifs de victimes souffrantes. Les associations diffusent des vidéos, résumés de recherches scientifiques, ou récits de faits divers montrant la richesse de la vie affective des animaux, l’étendue de leurs capacités cognitives ou leurs tentatives de résistance (évasions hors des camions de transport ou des abattoirs par exemple). Mais une fois rapportés à la thématique « Mettons fin à l’élevage et à l’expérimentation », ces éléments ont finalement pour seule fonction de stimuler l’empathie du public pour les victimes de ces activités. La référence à la dimension active, créative, décisionnelle, affective, de la vie mentale des animaux sert d’abord à faire comprendre la frustration qu’on crée chez eux en les plaçant dans des conditions où elle ne peut pas s’exercer. Tout au plus peut-on y lire en creux une évocation de ce que ces animaux auraient pu faire de leur existence si elle n’avait pas été si dramatiquement entravée et écourtée. Certes, il n’est pas rare que des associations diffusent des reportages avant/après réalisés chez des particuliers ou dans des refuges qui accueillent des animaux venant de laboratoires ou d’élevages. Cependant, même alors, il reste un blanc. On a l’exposé d’une situation particulière, dont les acteurs sont parfois suivis dans la durée : par exemple, un porcelet soustrait à un élevage arrive dans une famille, on le voit jouer avec le chien, grandir, se prélasser sur le sofa à côté d’un humain, partager avec lui des amuse-gueule d’apéritif, se faire des amis, découvrir avec curiosité qu’il a neigé dehors... Mais si, au-delà du cas particulier, quelque chose est dit d’ordre plus général, ce sera une invitation à changer ses habitudes alimentaires (Go vegan), à s’engager aux côtés d’une association œuvrant à la disparition de l’élevage, ou à soutenir un refuge qui accueille des animaux sauvés de la boucherie. Finalement, l’idée que ces expériences pointent vers la forme future que pourraient prendre les sociétés humanimales demeure implicite, ou au mieux se réduit à une brève exclamation généralisant le cas particulier présenté.

Jusqu’ici, le mouvement des droits des animaux n’a eu aucun discours structuré sur ce que pourraient être des rapports justes entre habitants des sociétés multi-espèces, sinon pour dire ce qu’ils ne seraient pas. Et c’est en cela que Zoopolis peut changer la donne. Il ne faut pas attendre d’avoir fermé les abattoirs pour parler de citoyenneté animale. C’est maintenant qu’il faut réfléchir et communiquer sur la manière de bâtir les communautés des égaux que seront les sociétés multi-espèces. Se projeter dans un futur enthousiasmant, imaginer comment l’odyssée humanimale commencée sous un jour si désastreux peut déboucher sur un avenir attrayant aidera à en finir avec l’ère des abattoirs. Construire collectivement cet avenir n’est-il pas un projet qui sollicite « juste comme il faut » les capacités que nous possédons et aimons exercer ? Ce projet est assez prometteur et assez exigeant pour que la perspective de réussir si nous nous y engageons soit gratifiante. Et cependant l’objectif n’est pas trop difficile, il reste à notre mesure. Après-tout, il ne s’agit que de la petite fraction du monde que nous connaissons le mieux parce que nous y vivons, et tant les humains que les animaux domestiques ont les compétences requises pour y organiser ensemble une vie meilleure et plus juste.

                                 Estiva Reus

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:57

ANTI CORRIDA - SOUTIEN A JEAN-PIERRE GARRIGUES

MANIFESTATION PARIS13 DEC. 2014 à partir de 14 h., place Joachim du Bellay

 

Appel du C.V.N.

Nous y serons pour soutenir les actions du Président d'Honneur de notre association, Président de C.V.N., Maître Gérard CHAROLLOIS, co-fondateur de Convention Vie Nature Ecologie Radicale.

 

Vous pouvez vous inscrire à sa lettre hebdomadaire :

Lettres Hebdomadaires de Gérard Charollois... 

www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content...
La Convention Vie et Nature pour une écologie radicale combat la chasse, la corrida, l'empoisonnement, la marchandisation du vivant...

 

CVN-NOUVEAU-LOGO.jpg

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:39

ADOPTIONS GALGOS ET PODENCOS SOUS CONTRAT GALGOS ETHIQUE EUROPE

 

NOUVEL ALBUM DES LOULOUS A L'ADOPTION SUR NOTRE SITE

 

Nous sommes heureux de vous présenter l'album des Galgos et Podencos qui attendent d'être adoptés sur notre site. Il a été créé par Céline, notre nouvelle secrétaire générale, assistée par Stéphane, spécialiste en informatique, et Marion.  Céline est également secrétaire de l'APPAR, AGIR POUR PROTEGER LES ANIMAUX REUNIONNAIS

http://agirpourprotegerlesanimauxreunionnais.hautetfort.com/

L'album est actualisé au jour le jour par Marion, porte-parole de notre association.

 

Ils sont encore en Espagne chez nos associations partenaires et leurs refuges ou leurs familles d'accueil.

Certains d'entre eux ont été soignés grâce aux appels à dons que nous avons faits et auxquels nombre d'entre vous ont participé.

 

Nous vous rappelons que les familles d'accueil sont prioritaires sur les adoptions. Il arrive parfois qu'au moment où l'adoption va se concrétiser, l'attachement rend impossible la séparation. A ce moment-là, merci de comprendre et de penser à ceux qui attendent encore de trouver un bon foyer.

Cet album photos avec une description précise des loulous à l'adoption est sur notre site :

 

http://www.galgos-ethique-europe.eu/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=39&Itemid=216

 

 

 

Nous attendons les identifications. Comme vous le savez, beaucoup de refuges croulent sous les frais de soins  urgents en particulier et n'ont pas les moyens de faire identifier leurs rescapés dès leur arrivée. Nous publierons les numéros d'identification aussitôt que nous les obtenons.

 

Un forum spécial loulous à l'adoption sous contrat G.E.E. vient d'être créé par Marianne, notre nouvelle Responsable Adoptions, et Christelle, membre de son équipe toute dévouée à la cause des Galgos.

 

 

 

 

Pour nous soutenir, vous pouvez adhérer à notre association. Merci pour eux.

Adhésion 20 euros par an   Membre bienfaiteur : adhésion ou don 30 euros et plus par an.

Contact :

galgos-ethique-europe@orange.fr

Demande d'adoption ou d'accueil :

adoptions@galgos-ethique-europe.eu

Parmi nos actions d'aides 2014 :

REGLEMENT PAR CHEQUE AU SIEGE DE GEE

 Association GALGOS ETHIQUE EUROPE
7 rue du Tour de Ville
11120 - BIZE-MINERVOIS


 

IBAN POUR VIREMENT BANCAIRE

IBAN : FR76 1348 5008 0008 9107 5474 938
BIC : CEPAFRPP348

 

 
VIREMENT PAYPAL
 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:33

PARIS LE TROCADERO ACCUEILLE LES GALGOS ET LES PODENCOS

http://www.galgos-ethique-europe.eu/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1

 

PARIS TROCADERO

11 OCTOBRE 2014


Grand rassemblement unitaire pour les Galgos Podencos


Un décor olympien entre Terre et Ciel, entre Tour Eiffel et Palais Chaillot, où les Lévriers ont montré leur douceur et leur beauté.


Véritables animaux de compagnie, Greyhounds, Galgos et Podencos sont bien plus que les simples objets de rapport de l'industrie des courses. Au Royaume Uni, les propriétaires de Lévriers ont encore le droit de les abattre au fusil à boulons ! Sans parler de la chasse avec les Lévriers qui se pratique dans différents pays d'Europe où ils reçoivent le traitement que nous connaissons et où les "champions" peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros en échange d'une vie de prisonnier enchaîné dans un bunker de béton insalubre et sans aération.

 

Les Lévriers prouvent chaque jour à leurs adoptants combien ils sont affectueux et attachants.




rassemblement pour les lévriers à Paris par unanimus

La vidéo de notre manifestation a été tournée par Alain TOTEM qui, pour nous offrir ce beau souvenir, est venu de Toulon tout spécialement. Nous l'en remercions chaleureusement, ainsi que toutes les associations présentes et les Bénévoles venus parfois de loin.
Merci à nos équipes de Paris qui ont travaillé pendant 3 mois pour organiser ce rassemblement dans un lieu d'exception.
Ainsi de nombreux touristes ont été sensibilisés à la cause des Lévriers.


Un merci tout spécial au C.C.E.A. qui a proposé de délicieux sandwiches Vegan, à Bruno RICARD qui représentait la Fondation Brigitte Bardot et l'association GLAMA, à nos amies et partenaires GALGOS 112 venues de Barcelone pour représenter les Lévriers d'Espagne.
Merci à Maxime GINOLIN, transformé en "satané Galguero" dans un happening saisissant et émouvant.
Merci aux Lévriers accompagnés de leurs "Dévoués à deux pattes", entre autres à Zuko, Scooby et Cali qui représentaient dignement leurs frères maltraités.


Merci à tous pour ce beau moment.
GALGOS ETHIQUE EUROPE & LE COLLECTIF EUROPEEN POUR LA PROTECTION DES LEVRIERS
co-organisateurs du rassemblement

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:24

JE SUIS LE GALGO AU REGARD D'AGNEAU

 

Je ne lâche pas ma plume... au service des Galgos et Podencos


poeme-pour-un-galgo-rassemblement-trocadero... par unanimus

 

Un bel article dans ANIMAUX BONHEUR n° 3 spécial GALGOS en kiosque.
Article mettant à l'honneur parmi d'autres notre association GALGOS ETHIQUE EUROPE.
Article dont nous sommes co-rédacteurs. Merci à Stéphane ARFI, directeur de la rédaction qui met en avant notre PETITION signée par Paul WATSON

PETITION UNESCO RECONNAISSANCE DE L'ANIMAL ETRE SENSIBLE.

 

Animaux Bonheur - Le magazine du respect animal 

animauxbonheur.com/
29 oct. 2014 - Chers tous, vous êtes des milliers à acheter ANIMAUX BONHEUR en kiosques. Si vous appréciez ce nouveau magazine qui se bat pour le respect animal ...

Abonnez-vous à Animaux Bonheur ! - Animaux Bonheur  

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Soutenez l'indépendance de ANIMAUX BONHEUR en nous faisant parvenir un chèque de 19 € à l'ordre des EDITIONS BALISIER 15 rue de Groix 35310 CHAVAGNE

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 juste raz le bol des atrocités et de la lâcheté ! Basta !
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