Monsieur le Maire,
Je me joins à ce courrier, et je vous informe que depuis 4 ans, le club taurin de Limoges essaie de s'implanter dans la région,.
Plusieurs municipalités n'acceptent plus ce "divertissement".
"C'est avec une immense peine que j'apprends que vous prenez, Monsieur le Maire, l'initiative d'aider la tauromachie à s'implanter dans notre beau département de la Haute-Vienne, qui reflète la nature et son respect sous toute ses dimensions, végétale et animale.
Aujourd'hui samedi 10 juillet 2010 à Caux, à 15h30, vous organisez avec le club taurin de Mont de marsan une course landaise destinée à divertir les touristes. Je suis attristée de voir ainsi que les animaux sont pour vous des marionnettes.
Vous n'êtes pas sans savoir que durant ces courses, les vachettes sont dirigées par une corde nouée à leurs cornes et tirée un coup dans un sens, un coup dans l’autre. C’est une épreuve physique qui malmène leur cou, mais aussi une épreuve psychologique tant cela suscite de stress…après avoir été transportée durant 397 Km en camion.
En rue ou en arène, voici ce que le spectateur ne voit et ne verra jamais : Avant le spectacle, elles sont enfermées individuellement dans des cabines métalliques. Une longue corde est attachée autour des cornes des vaches ; l'autre bout de cette corde se trouve à l'extérieur de la cabine et, lorsqu'une vache est envoyée sur la piste, deux ou trois hommes dirigent la vache, avec la corde, vers une balustrade de bois. Derrière cet abri, un homme tire la corde de telle façon qu'il fait violemment frapper la tête de la vache contre la balustrade de bois. Les coups atteignent toutes les parties de la tête de l'animal, yeux, naseaux, cornes et ce, de nombreuses fois. Sont aussi assenés à la vache, soit des coups d'aiguillon ou de gourdin, soit des coups de pied ou de poing, pour l'obliger à courir vers le milieu de l'arène. Là, un homme saute au-dessus de l'animal dont la tête est toujours maintenue par la corde. Cette corde est souvent tirée brutalement pour faire dévier la vache de son trajet, lui causant de nouvelles souffrances. L'animal, épuisé, haletant, écume à la bouche, est ramené à 7 ou 8 reprises de suite vers la balustrade où les mauvais traitements se reproduisent à chaque fois et à chaque nouveau spectacle.
Espérant que vous pourrez prendre toute la mesure d'une telle manifestation dans notre si paisible région,
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération la plus distinguée.