Contre l'invasion des monstres à face humaine. Violence = enfant en danger.
Daphné, j’ouvre cette parenthèse pour Toi. Je te la dois. Idem pour Toi, Joy : « Quand, tes grands yeux sages se posaient sur moi, je ne savais leur résister. Je caressais ton pelage doux, comme la peau lisse d’une vestale. Au jour de ton vrai départ, il m’a semblé que sur moi tombait un crépuscule éternel ; tant fut grand mon chagrin, qu’il s’en est creusée une ride aux coins de mes yeux : ces yeux dont toi seule savais quand ils riaient ou pleuraient. Pas à pas, nous allions, à travers bois, dans les saisons : lorsque se figent les heures dans le rayonnement translucide des choses, avant que ne frissonne l’aurore, Toi ! dont la belle intelligence en devinait le prochain soleil levant, je n’aurais su dire, dans ces instants où l’amour nous semble égaré, qui de nous deux détenaient le mieux le mot : AIMER ! Sans doute Toi ! Tu courais, l’allure fière, poils au vent, toujours devant moi, mais ! à ton nom prononcé, sitôt, tu t’arrêtais pour me dire : - « Je t’attends, je t’accompagne en cette route ; je t’écoute : ma Maîtresse, mon Amie, ma Reine ! » Tu n’en demandais pas plus. Chaque fois, d’entre mes mains réunies, je recevais ta crinière folle, à ton tour, tu devenais ma richesse : cet Amour Universel que chacun cherche ici-bas : cet Amour que l’on donne ou que l’on prend, en vertu de sa gratuité dans le don. Prise d’émoi, je te revois docile, bonne, offerte, l’âme noble : parlante d’Amour dont lui seul peut définir ce qu’est l’honnêteté, la fidélité et l’harmonie. Tu t’es laissée choir, en ce champ ! Meyzieu le 13/07/2000 Départ de Daphné
Meyzieu le 06/04/2007 Départ de Joy
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